LA JOURNÉE NATIONALE DE LA FEMME GABONAISE
Avant même de parler d’égalité, il faut se souvenir.
Dans de nombreuses sociétés bantoues, dont celles d’Afrique centrale, les femmes n’étaient pas en périphérie.
Elles étaient au centre.
Les lignages se transmettaient par elles.
Les équilibres sociaux s’organisaient autour d’elles.
Dans certaines sociétés matrilinéaires, le clan, l’héritage et même l’identité passaient par la lignée maternelle.
Les femmes n’étaient pas simplement présentes.
Elles structuraient la société.

Au Gabon, les récits traditionnels rappellent aussi leur rôle fondamental : fondatrices de lignages, gardiennes des savoirs, actrices de la production et de la transmission des richesses.
Alors non, les femmes gabonaises ne partent pas de rien.
Elles héritent d’une histoire.
D’une place.
D’une puissance.
Mais aujourd’hui, la question n’est plus seulement celle de l’héritage.
Les femmes gabonaises ne sont pas seulement les héritières de cet équilibre.
Elles sont celles qui doivent le réinventer.

UN CONTEXTE MARQUANT
– les inégalités persistantes
– les enjeux environnementaux
– la gestion des ressources
– les décisions politiques structurantes
leur place ne peut plus être symbolique.
Elles sont déjà là :
dans les territoires,
dans les communautés,
dans les dynamiques économiques et sociales.
Mais elles doivent être là où se décident les choses.
Au Perroquet – La Voix des Femmes de la Terre, nous portons une conviction claire :
Il n’y a pas de justice environnementale sans les femmes.
Il n’y a pas de transmission sans les femmes.
Il n’y a pas de futur sans celles qui portent déjà le présent.
Cette journée n’est pas un hommage.
C’est un rappel.
Et peut-être un point de bascule.
