Le Labyrinthe : un parcours immersif
LE LABYRINTHE : POURQUOI ?
Le labyrinthe est souvent associé à la guérison et à la transformation intérieure. Contrairement à un dédale, il ne sert pas à se perdre, mais à avancer de manière consciente. On y entre, on suit un chemin, on se confronte à soi-même, puis on en ressort changé.
Ce parcours reflète le processus de soin, notamment dans le traitement des addictions. La guérison ne se fait pas instantanément : elle passe par plusieurs étapes, avec des phases de réflexion, de compréhension et de reconstruction. C’est justement ce que permet l’Iboga.

Le labyrinthe représente un chemin progressif, une reconnexion à soi et une transformation finale. De la même façon, l’Iboga agit comme un processus de soin en plusieurs étapes. Il aide à réorganiser le fonctionnement psychique et à réduire durablement les comportements addictifs.
Des recherches, notamment celles de Deborah Mash, montrent que l’ibogaïne agit sur plusieurs zones du cerveau liées à la dépendance, contribuant ainsi à modifier les comportements addictifs.
LE LABYRINTHE : UN CHEMIN IMMERSIF
Le projet prend la forme d’un labyrinthe végétal grandeur nature, pensé comme une expérience à la fois pédagogique et artistique. Il intègre des stations interactives, des infographies chiffrées, des données scientifiques vulgarisées et une narration immersive. Chaque étape du parcours correspond à un niveau de compréhension, guidant progressivement le visiteur vers le centre, où se trouve un jardin protégé d’Iboga symbole du cœur du soin, du savoir et de la responsabilité collective.





L'IBOGA : CONTEXTE ET ADDICTION ?
L’Iboga (Tabernanthe iboga) est une plante originaire du Gabon, connue pour son importance dans les traditions spirituelles locales. Pourtant, aujourd’hui, son potentiel médical et économique est surtout développé à l’étranger. Des travaux menes par des organismes tels que le CIRAD et l’IRD soulignent que le Gabon dispose d’un avantage comparatif majeur sur cette ressource, mais que la chaine de valeur locale reste faiblement structuree, limitant les retombees economiques nationales.
Il y a un réel enjeu de santé publique selon le UNODC, entre 6 et 9 % des jeunes africains ages de 15 a 35 ans ont deja consomme des substances psychoactives. En Afrique centrale, la consommation de tramadol et d’opioides est en progression constante. Paradoxalement, le Gabon possede une plante dont les proprietes sont etudiees pour le traitement des addictions, mais celle-ci reste enfermee dans un registre exclusivement spirituel, parfois tabou, au detriment de son potentiel therapeutique reconnu scientifiquement.

